Culturel
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Le Tango Argentin est apparu à Buenos Aires et s'est très vite propagé de par le monde après avoir contaminé Paris. C'est un virus, un virus magique qui atteint toutes les populations, sous toutes les latitudes, hommes ou femmes, de tous âges. Et depuis le début du siècle rien n'a pu l'éradiquer. On le croit disparu après les années 50, c'est pour mieux réapparaître au milieu des années 80. Cette épidémie qui semblait bénigne à ses débuts, a pris de telles proportions qu'il est devenu impossible de la passer sous silence.
D'abord cantonnée à la rue et aux maisons closes, cette danse, jugée trop inconvenante, n'a été acceptée par la bonne société argentine qu'une fois adoptée par Paris. Cette branche européenne du Tango aura sa propre évolution vers la danse de salon et de compétition; tandis qu'à Buenos Aires, un Tango laissant place à l'improvisation et à l'émotion continuera à se développer en liaison avec une évolution musicale. D'une musique de fête en 1915, le Tango s'est enrichi du chant et surtout du bandonéon qui lui donne toute sa dimension émotionnelle : «Le Tango, cette pensée triste qui se danse», peut aussi être cet air gai qui vous enivre quand il prend la forme de la Milonga ou bien le rythme de la valse.
Par sa musique, son chant et sa chorégraphie, par ceux qui le jouent, le dansent, l'écoutent, le Tango est vivant. Ce n'est pas simplement une musique, une danse, c'est un art qui se vit et se partage avec passion.

